• annickpironart

Inkscape et les palettes de couleurs

A quoi peuvent servir les palettes de couleurs?

















La palette d'Inkscape par défaut vous propose presque toutes les couleurs de l'arc en ciel.


1/ La palette par défaut d'Inkscape :

Vous devez scroller horizontalement pour aller chercher et voir toutes les couleurs disponibles.

Pour changer de palette, cliquez sur le petit signe à droite de la palette actuelle :





2/ Le dialogue ou la fenêtre Fond et Contour


Différencier fond et contour.

Bon, c’est sûr, écrit comme ça, ça parait évident. Voyons tout de même ces deux notions fondamentales. Le contour, c’est le « fil » qui englobe la forme. Le fond, naturellement c’est le contenu. Lorsqu’on ouvre la fenêtre de gestion des couleurs. On a donc trois onglets : fond, contour et style de contour. Il y a de très fortes ressemblances dans la façon de se servir des deux premiers : en définitif, il s’agit d’appliquer de la couleur. Par contre, le troisième, va servir à faire varier le « look » du filet : en particulier, appliquer un pointillé.

On va faire nos manips sur un rectangle. Dessinez en un assez grand. Peu importe pour le moment la couleur qu’il a et s’il y a ou non un filet, de toute façon, on va tout reprendre.


Un rectangle... invisible.


Une fois le rectangle dessiné, ouvrez la fenêtre de gestion de  couleur (qui a d’ailleurs pour titre remplissage et contour) et dans les onglets « fond » et « contour », cliquez sur la croix. Bilan, à l’écran, Inkscape vous affirme que vous avez une forme, mais vous ne la voyez plus. J’insiste que le fait qu’elle ne soit pas blanche : elle est réellement invisible en ce sens qu’on ne lui a appliquée aucune couleur.


Les « aplats »

Faisons le d’ailleurs : dans un premier temps, depuis l’onglet « fond », cliquez sur le second bouton (info bulle « aplat ») et donnez lui un jaune franc (R=255, V=255 et B=0). Bien, vous venez de complétez la première étape : doser l’aplat. Remarquez que si vous cliquez sur l’une des barres R ouV, n’importe où, à un endroit où une couleur vous plait, un curseur apparait…. et les autres barres de couleurs s’adaptent. Très pratique quand on cherche des couleurs qui se marient bien.















Vous voyez sur cette capture dans la barre « R » que j’ai cliqué à la valeur « 186 » pour obtenir un joli vert. Le point sur lequel je veux focaliser votre attention à présent se trouve en bas : ce drôle de code que j’ai entouré. On appelle ça un code hexadécimal. Normalement il se compose de six chiffres ou lettres. Les deux derniers (ici ff) servent à définir la valeur d’alpha, donc de transparence.

Faites l’essai : tapez ccffccff dans ce champ et si tout va bien, une couleur bleue/verte pâle devrait apparaître. Retenez l’usage de ce code hexa, parce qu’à l’avenir je risque d’en faire beaucoup usage et cela pour deux raisons majeurs : 1/ ça va plus vite :-); et 2/ c’est le code de couleur que comprend les navigateurs webs. Dans quelques temps, j’aborderai sur Freenambule la création de sites web et je ferai exclusivement appel aux codes hexa pour décrire les couleurs. Autant prendre de bonnes habitudes !


Les dégradés simples.

Si on est tous au même point, on a actuellement un rectangle sans contour avec comme couleur de fond un ccffcc sans transparence. Correct ? continuons. On va désormais lui appliquer un dégradé ! Cliquez donc sur la troisième icône (infobulle dégradé linéaire).

Attention : pour la bonne compréhension de tout ce didacticiel, faites très très attention à ne jamais désélectionner votre rectangle !!

Pour le coup, votre rectangle ressemble à quelque chose comme ça :


Pas mal de choses à vous dire ici. Tout d’abord, constaté que moi aussi mon rectangle va vers le transparent en un dégradé régulier.

« 1 » : l’encadré bleu tout d’abord. A n’importe quel moment, il vous renseigne sur l’état de votre sélection. Quelle couleur de fond, quelle couleur de contour ?

« 2 » : l’encadré vert juste pour qu’on soit sûr qu’on parle bien de la bonne fonction.

« 3 » :  en rouge le petit nom du dégradé (ce qui permet de le retrouver éventuellement plus tard, dans une composition complexe, ça peut s’avérer pratique.

Et en « 4 » enfin, en orange, le bouton « éditer » que l’on va utiliser de suite. Cliquez donc dessus !














On reconnait grossièrement la présentation de la fenêtre de gestion du remplissage et du contour.

Repérez aussi en bas le code hexa dont on a parlé plus tôt.

Pour le reste, afin de créer des dégradés, la notion qu’il est impérative de comprendre ce sont les « stop ». Vous voyez sur l’image ci dessus un « stop3793 » (ça, c’est un numéro pour moi, chez vous, il sera certainement différent) qui a pour décalage le « 0 » et qui a la valeur ccffccff. Si vous cliquez sur le menu déroulant, vous trouverez un nouveau stop. Celui-ci aura un nouveau numéro (stop3795 pour moi) : vous constaterez qu’il aura un décalage de « 1 » et une valeur de couleur de ccffcc00. Ici on comprend bien l’importance du dernier doublon dans le code hexa : ff pour avoir une opacité totale, 00 pour avoir une transparence totale. Dans ce second stop, choisissez une nouvelle couleur (par exemple, passez le V à 0 au lieu de 255 : votre dégradé sur le rectangle passe du vert au mauve puis repart vers le transparent. Passez la valeur de l’alpha A=255 : et on a plus du tout de transparence !













Observez en haut : mes deux stops que j’ai fait paraître et qui masque, en partie, l’aperçu du dégradé créé. Le code hexa a lui aussi forcément bougé.

Maintenant, c’est bien joli de créer des dégradés entre deux couleurs, mais c’est un peu limité.


Jouons avec style (sur le contour).

Effaçons tout ce que notre page contient, et repartons, disons, sur un nouveau rectangle. Donnez lui la couleur de fond que vous désirez, mais plutôt claire. Puis passez à l’onglet « contour » et donnez lui une couleur noire. Cliquez donc sur l’icône de: c’est strictement la même chose que ce que l’on a fait précédemment, et vous pouvez éditer votre dégradé… et l’éditer à la volée avec l’outil que l’on a vu juste avant.

Reprenez un contour en aplat noir pour le contour. Passons au troisième onglet : « style de contour ».














Dans cet onglet, on va aujourd’hui simplement s’intéresser à trois points. En « 1 », l’encadré vert : il s’agit de l’épaisseur en pixel de votre contour. Prenez volontairement des tailles importantes et voyez ce que ça donne. En « 2 », l’encadré orange. Sur votre rectangle, cela ne sera d’aucune utilité, mais j’aimerai introduire ce concept dès maintenant. Il s’agit de régir la façon dont un trait va s’arrêter. Dans le cas présenté, le trait s’arrête pile-poil au dernier point. Cela va nous servir lorsque l’on tracera des droites ou des courbes. Chaque chose en son temps, mais sachez que ça se trouve là. En « 3 », l’encadré rouge : je vous propose de jouer tout de suite avec. Cliquez sur le menu déroulant et choisissez un « style » de contour (une forme de pointillé en fait).

Jetez quand même un oeil par curiosité aux trois choix qui se trouvent dessous : marqueurs initiaux, intermédiaires et terminaux. Ils permettent notamment de créer des lignes avec des flèches ou des points. Je vous le montrerai dans un prochain tutoriel, mais autant vous le dire de suite : je trouve à cette fonction un manque de malléabilité. Je préfère faire mes connecteurs moi-même.


Une chouette vidéo pour expliquer :









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